C’est quoi une physalie ?

La physalie, aussi appelée galère portugaise, est souvent confondue avec une méduse. En réalité, c’est un organisme colonial dont les tentacules peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres. Ses filaments urticants représentent un danger pour les baigneurs et certains animaux marins. Zoom sur cet organisme fascinant.

L’info des cétacés

Cette vidéo fait partie de la série de podcasts vidéo d’Ocean Berria sur les cétacés.

📝 Transcription

La physalie, aussi appelée galère portugaise, est souvent confondue avec une méduse. Mais ce n’en est pas une — c’est quelque chose de bien plus fascinant et bien plus complexe.

La physalie, Physalia physalis, appartient aux Siphonophores. Elle n’est pas un seul organisme individuel — c’est une colonie d’organismes génétiquement identiques appelés zoïdes, chacun spécialisé dans une fonction particulière. Certains forment le flotteur de surface (le pneumatophore), d’autres les tentacules de pêche, d’autres encore la digestion ou la reproduction.

Le flotteur de surface, de couleur bleue, violette ou rose, mesure de 9 à 30 cm. Il flotte au gré des vents et des courants, d’où le nom de « galère ». En dessous pendent des tentacules pouvant atteindre 50 mètres ! Ces tentacules sont couverts de cellules urticantes qui peuvent se déclencher même plusieurs heures après la mort de l’animal.

Le venin est redoutable : le contact provoque une douleur intense, des rougeurs, parfois des difficultés respiratoires. Contrairement aux méduses, rincer à l’eau douce est contre-indiqué car cela peut activer les nématocytes non déclenchés. L’eau salée ou le vinaigre sont recommandés, suivis d’une consultation médicale.

Sur les côtes atlantiques françaises, les arrivées de physalies sont saisonnières et liées aux conditions de vent. Des alertes sont régulièrement émises en été sur les côtes basques et landaises.