
Albinisme, Leucisme, Piébaldisme chez les cétacés, comment ça marche ?
Des cétacés blancs ou partiellement dépigmentés sont parfois observés en mer. Albinisme, leucisme, piébaldisme… ces conditions génétiques affectent la pigmentation de différentes façons et ont des conséquences variables sur la survie et le comportement social de l’animal. Exploration de ces cas rares et fascinants.
L’info des cétacés
Cette vidéo fait partie de la série de podcasts vidéo d’Ocean Berria sur les cétacés.
📝 Transcription
Un cétacé blanc comme neige, ou partiellement moucheté, suscite toujours une fascination particulière. Ces animaux à la pigmentation inhabituelle soulèvent des questions biologiques profondes.
Trois conditions génétiques distinctes peuvent altérer la pigmentation des cétacés : l’albinisme, le leucisme et le piébaldisme.
L’albinisme est causé par une mutation dans les gènes codant pour la mélanine, le pigment naturel. Un animal albinos est incapable de produire de la mélanine — il apparaît blanc, avec des yeux roses ou rouges. Migaloo, un cachalot albinos observé régulièrement au large de l’Australie depuis 1991, est l’un des plus célèbres. Son albinisme a été confirmé génétiquement.
Le leucisme est souvent confondu avec l’albinisme mais est fondamentalement différent. Les animaux leucistiques ont une réduction ou absence de pigmentation, mais les yeux conservent leur couleur normale. Le résultat est un animal blanc ou très pâle mais aux yeux de couleur normale.
Le piébaldisme est peut-être le plus spectaculaire visuellement : l’animal présente des taches blanches et colorées sur son corps. Il est causé par une migration incomplète des mélanocytes lors du développement embryonnaire.
Ces conditions ont-elles des conséquences sur la survie ? L’albinisme strict peut être problématique : sans pigmentation oculaire, la sensibilité à la lumière est accrue et la vision peut être altérée. Cependant, plusieurs cétacés à pigmentation réduite ont été suivis pendant des années sans signe de difficulté particulière.
