Les cétacés peuvent-ils transmettre des maladies aux humains ?

Les contacts entre cétacés et humains sont-ils risqués sur le plan sanitaire ? Brucella, morbillivirus, parasites… certains pathogènes des cétacés peuvent théoriquement infecter l’homme. Un risque très faible dans la réalité, mais que les scientifiques, soigneurs et vétérinaires doivent garder à l’esprit.

L’info des cétacés

Cette vidéo fait partie de la série de podcasts vidéo d’Ocean Berria sur les cétacés.

📝 Transcription

À l’heure où les contacts entre humains et cétacés se multiplient — nage avec les dauphins, écotourisme baleinier, interventions sur des échouages — la question des risques sanitaires mérite d’être posée sérieusement.

Les cétacés peuvent-ils transmettre des maladies aux humains ? La réponse est oui, théoriquement — mais le risque réel est très faible pour les professionnels informés.

La brucellose est le risque le mieux documenté. La bactérie Brucella ceti peut infecter les cétacés et dans de rares cas se transmettre à l’homme lors de contacts avec du sang, des fluides corporels ou des tissus infectés. Des cas d’infection humaine ont été rapportés chez des vétérinaires marins et des personnel de delphinariums.

Le morbillivirus des cétacés (DMV) est un pathogène redoutable pour les dauphins — responsable d’épizooties dévastatrices comme celle qui a tué plus de 1000 grands dauphins méditerranéens en 2006-2007. La transmission à l’homme est théoriquement possible mais n’a jamais été documentée.

Ces risques sont réels mais gérables pour qui adopte les précautions appropriées : port de gants lors des manipulations, désinfection des plaies, surveillance médicale après tout contact significatif avec des animaux malades ou morts.

La santé des océans et celle des humains sont indissociables — l’étude des maladies des cétacés peut également nous alerter sur des contaminations environnementales affectant l’ensemble de la chaîne alimentaire marine.